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La Momie sanglante

La Momie sanglante

La Momie sanglante, poema drammatico del 1904, è il terzo libro pubblicato da Marinetti. Un lungo racconto suddiviso in 3 capitoli non numerati che presenta tratti del dramma, con la descrizione iniziale della scena e una breve introduzione in corsivo a inizio di ogni capitolo.

Chi è la mummia sanguinante? Ce lo dice il poeta: è la mummia di Ilaï, la figlia del Re Bocchoris (XXIV Dinastia dei Faraoni), vero re legislatore dell’antico Egitto, che regnò probabilmente dal 718 al 712 circa a.C.

Marinetti dedica La Momie sanglante all’amico Guglielmo Anastasi, giornalista, romanziere e commediografo, che il 10 gennaio 1904 sposò M.lle Marthe Siccoli.

Un’opera che non inneggia al matrimonio o all’amore, ma è per chi osa «brindare arditamente alla Morte», in nome della raffinata tradizione egizia che non permetteva «un banchetto senza scheletro, o senza alcun emblema della brevità della vita».

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Incipit de La Momie sanglante

Une crypte Égyptienne carrée oú stagne un relent de résine, de gommes aromatiques et de bois de cèdre. On entrevoit confusément adossés aux murailles les formes humaines des sarcophages, dont les dorures brûlent sous la cendre verte de la pénombre. L’on entend un fracas d’éboulement vers le fond du caveau; aussitôt le plafond éclate sur l’encoignure droite, si bien qu’une vaste brèche s’ouvre sur la coulée onctueuse et nacrée du Nil.

La clarté corrosive de la Lune qui, selon la légende créée par l’auteur, a brisé la muraille du caveau, envahit la crypte et frappe, sur la gauche, le plus somptueux des sarcophages, dont le couvercle s’abat sous l’effort de la momie. Soudain animée, la momie d’Ilaï, fille du roi Bocchoris (XXIV Dynastie des Pharaons) se dégage des bandelettes de lin couleur d’ocre et de rouille, toute luisante de sel et de gommes arabiques qui retombent autour d’elle, en formant une traîne vaguement dorée, où ses pieds s’embarrassent. La momie rougeâtre, dont les formes féminines s’ébauchent, ouvre ses paupières sous lesquelles resplendissent deux gemmes merveilleuses, décroise lentement ses bras aux ongles d’or, et s’avance parmi les cercles concentriques que sa traîne de bandelettes semble former dans l’air lourd de nacre et de lait lunaire.

Ilaï

Oh! combien l’air est lourd! Je suffoque!… et ces bandelettes de plomb, qui m’en délivrera? (elle ouvre les yeux) Ah! c’est toi, ô blanche Lune! ô ma soeur, c’est toi qui m’a reveillée? Merci, ô Lune! Je viens, je viens a toi!… Attends-moi! Mais, hélas! je suis si faible et si lasse!… Où suis-je? L’air est autour de moi, merveilleusement nacré et pailleté d’or bleuâtre! L’air est presque liquide! Et mes pieds foulent un sable lisse et humide.

Oh! dis-le moi, ô Lune, suis-je dans les profondeurs fu fleuve? Je me promène sur les sables gemmés du Nil!…

  • La Momie sanglante
  • Édition du Journal “Verde e azzurro”
  • 1904
  • 40 pagine
  • Franchi 2
  • (Dedica)
  • (Introduzione)
  • Ilaï