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Les Dieux s’en vont, d’Annunzio reste

Les Dieux s’en vont, D’Annunzio reste

Nel 1908 Marinetti concepisce un’opera molto più ampia su d’Annunzio rispetto al precedente Gabriele d’Annunzio intime del 1903, che intitola Les Dieux s’en vont, d’Annunzio reste (Gli dei passano, D’Annunzio resta).

L’opera è illustrata dai disegni a penna del pittore Ugo Valeri e pubblicata a Parigi da E. Sansot & C.ie.

I capitoli da I a IV di Gabriele d’Annunzio intime corrispondono ai capitoli da “Au pays de d’Annunzio” a “D’Annunzio parmi le peuple” di Les Dieux s’en vont, d’Annunzio reste e i capitoli V e VI al capitolo “Anecdotes et légendes”.

Questa nuova opera è dedicata Aux ombres goguenardes de Cagliostro et de Casanova (Alle beffarde ombre di Cagliostro e Casanova) e si compone di due parti: “Les Dieux s’en vont” e “D’Annunzio reste”.

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Incipit di Les Dieux s’en vont, d’Annunzio reste

LES FUNÉRAILLES D’UN DIEU

«Qu’on m’emporte sans apparat, dans le corbillard du pauvre, simplement escorté de trois prêtres». C’était là sa volonté nette, qu’il fallait respecter, comme dit Monsieur Tout-le-Monde.

Supprimés donc les entassements fastueux de couronnes, et les déroulements bariolés des pompes religieuses: exclus tous les représentants de l’Art Faranger.

Or, je vous le demande, que peut bien faire à des soldats la modestie d’un général victo-rieux? Un peuple doit soulever à son gré, entre ses mains rapaces, son héros ou son idole libératrice; car un dieu est toujours le prisonnier de ses fidèles. Les empêcherez-vous de communier avec son âme, durant des siècles et de boire ou manger son effigie devenue sacrée? Leur amour impétueux, n’a que faire des Autorités, des parents, des héritiers et autres proxénètes encombrants. Quand un peuple entier réclame à grands cris la joie poignante d’escorter en foule, au clair soleil, avec des cuivres, des sanglots, des fleurs el des lauriers, son Barde glorieux, pourquoi vouloir lui dérober ce cadavre bienaimé, en glissant à pas feutrés, sous le loup équivoque de l’aube?

C’est là, tout simplement, jeu de voleurs ou de mulles. Mais, d’ailleurs, se renouvellent toujours, à la mort des génies, les prétentions des habitants de Lilliput.

A Milan, un hôtelier, un éditeur de musique et un docteur spécialiste des maladies de la peau, monopolisèrent, mieux, colonisèrent le grand cadavre radieux de Giuseppe Verdi. Histoire de monter sur l’estrade el de bonimenter la foule du haut du socle vidé. Voyez-vous ces messieurs, en train de faire la mouche de coche ou… à cadavre sur le chevet du dieu?

Que disais-je «dérober»! On ferma portes et fenêtres des l’agonie, pour distribuer les nouvelles en aumône tragique à la foule anxieuse. Puis on essaya de jouer le service funèbre des confréries florentines. Vous connaissez, sans doute, le vol de vampires de ces hommes tout voilés de noir et masqués, portant un mort, et que l’on rencontre avec effroi par des crépuscules jaunes, aux carrefours des ruelles tombantes de Toscane.

  • Les Dieux s’en vont, d’Annunzio reste
  • E. Sansot & C.ie
  • 1908
  • 204 pagine
  • Franchi 3,50
  • LES DIEUX S’EN VONT…
    • Les funérailles d’un dieu
    • Les gardiens du tombeau
  • … D’ANNUNZIO RESTE.
    • Au pays de d’Annunzio
    • Chez le peintre Michietti
    • A demain les barricades
    • D’Annunzio parmi le peuple
    • Anecdotes et légendes
    • D’Annunzio, son age et son chien
    • Le premier duel de d’Annunzio
    • D’Annunzio, son fils et la mer Adriatique
    • La première de la tragedie «le Navire» au theâtre de l’Argentina
    • Le Théatre de Gabriele d’Annunzio
    • Carducci commémoré par d’Annunzio a Milan